26 mai 2010
En solitaire
Il y a quelques jours j’ai fait un rêve à propos d’attentats suicides.
Des gens alignés dans les tribunes d’un stade et qui se faisaient
exploser un par un. La première explosion était toute petite, un peu de
fumée, et personne ne réagissait. A la deuxième explosion, un peu plus
violente, des gens commençaient à se battre autour de la tribune des
kamikazes.
Et à la troisième, ils comprenaient enfin qu’ils allaient mourir et se
mettaient à courir partout en hurlant. Et proprement, les terroristes
explosaient un par un, étrangement sans déborder sur le...
Remise en question
J’ai interrompu mon expérience de résistance dominicale, car au fond, la visibilité m’importe peu. Je crois que ma recherche porte plus sur les moyens que je conçois en matière de militance et de représentation du PG. Il s’agit de mises en situation, de fabrication et de réflexion. Et la contrainte dominicale n’est finalement qu’un prétexte symbolique, et ma réflexion ne porte pas sur des manoeuvres épisodiques mais sur une résistance de longue durée.
Ce blog n'est donc qu'un témoignage en surface, de ma progression.
01 avril 2010
Dimanche 28 Mars 2010
Un discours construit.
Quelque part je suis engagée, libertaire, assez égalitaire.
Mais ça n'a rien de fédérateur.
Je suis réaliste, ma cause ne sera jamais populaire.
Concrètement je ne suis pas crédible.
Je suis consciente de pratiquer volontairement une politique solitaire
Dimanche 28 Mars 2010
Un processus de plus mis en place dans les révoltes dominicales:
Alterner un dimanche d'action et un dimanche de réflexion/contemplation/explication.
Dimanche dernier, l'humeur était à la décoration de fenêtres, à base de rouge à lèvres.
Dimanche dernier fut l’occasion de personnaliser les fenêtres, un adjectif sur chaque fenêtre écrit à l’envers, le tout lisible de l’exterieur ou par le reflet d’un miroir.
L’important dans une démarche aussi domestique que la militance de salon c’est de varier les plaisirs, et éviter de s’ennuyer.
C’est là que je réalise la difficulté à s’approprier un lieu qui m’appartient, pour le transformer en QG politique, lieu d’action, une difficulté supérieure au simple investissement de la rue. Ce territoire n’est pas nouveau, il est hospitalier, intime et familier. Je ne peux pas le vandaliser, je peux y ajouter des éléments relatifs aux questions qui m’occupent.



